jeudi 3 janvier 2013

La vieille histoire de: Sopa, Pipa, Acta.

J'avais écris un article y a quelques mois, résumant les lois un peu extrême qu'essayait de faire passer le parti républicain.
Article publiée le 6 juin 2012:

Contrôler l’Internet : L’Amérique s’y met.


Alors que La HADOPI (haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits
sur internet), se débat depuis septembre 2010 à tenter de lutter contre le piratage en France,
les Etats unis semblent maintenant vouloir prouver que l’internet est contrôlable. Apres les
fermetures de sites intempestives (Megaupload) et les tentatives de votes de lois pour un
certain degré de censure sur internet l’oncle Sam a un nouveau plan. Présentation de CISPA,
toute nouvelle loi qui fait peur aux libertaires d’internet.

L’Amérique contre le monde


Les Etats Unis d’Amérique ont récemment maintes fois exprimé leurs volontés d’avoir un
contrôle, une « sécurité », sur l’internet. Le FBI a prouvé qu’il lui était possible de fermer
n’importe quel site internet, n’importe où dans le monde. La preuve en janvier dernier avec
l’arrêt du site Megaupload, l’enfermement de son propriétaire, et la récupération de
l’intégralité des données contenu sur ce site (qui représentait 4% du trafic internet). Le parti
républicain lui, a prouvé qu’il détestait la liberté offerte sur l’internet au monde entier, avec
en novembre dernier, les lois SOPA et PIPA (respectivement « Stop Online Piracy Act » et
« Protect IP Act »). Ces lois permettraient de « censurer » n’importe quel site web dans le
monde, ou tout du moins de grandement réduire sa visibilité.



Le principe ? L’autorité qui représentera la loi pourra, via des procureurs américains, obliger
les entreprises américaines à couper contact avec n’importe quel site dans le monde. Et les
plus grosse entreprises des acteurs de l’internet sont basées aux états unis. Les Etats Unis
pourraient interdire des moteurs de recherche comme Google de référencer un site, ou les
sites comme Paypal et Ebay de le rémunérer. Une méthode par ailleurs déjà appliqué au cas
par cas, quand on voit que le site de l’organisation Wikileaks ne peut plus recevoir de don via
Paypal (qui est un service internet permettant de transférer de l’argent sur un compte
numérique).





CISPA tout, mais on a un internet à gouverner !

Cependant au début de l’année, due aux nombreuses manifestations des différents
groupuscules d’internaute du monde entier, ainsi que des hésitations de la part de l’union
européenne, les deux lois ne passeront pas au parlement Américain.
Qu’à cela ne tienne ! Il aura fallu seulement quelques semaines pour que CISPA voit le jour.
Initiés depuis plusieurs mois déjà par un groupe de parlementaire républicain, CISPA reprend
les valeurs de ses deux lois parentes.

 










Extrait de l’infographie de Lumin Consulting http://luminconsulting.com/cispa/

CISPA signifie Cyber Intelligence Sharing and Protection Act.


Car après tout sur le papier, les volontés de ces projets sont défendables. « Le respect des
droits d’auteurs, et la défense des Etats unis contre la cybercriminalité». Rien à redire ! En
plus cette dernière loi se voit aujourd’hui doter du soutien de grandes entreprises
américaines, tels que Microsoft et Facebook. D’autant qu’en avril, la loi a été accepté par
plus de la majorité des parlementaire, ce qui comprend également beaucoup de démocrate.


Qu’en est-il de la méthode de CISPA ? Et bien, si on peut parler de peur à un moment dans
le monde de l’internet, c’est maintenant ! CISPA n’use même plus des jugements, des
procureurs, ou toutes sortes de choses qui mettraient en action la justice américaine. Le
projet autorise en fait le gouvernement et les grandes entreprises américaines à travailler
ensemble contre la cybercriminalité en générale. Ce qui permet de faire ce que SOPA et PIPA
faisaient: faire disparaitre n’importe quel site de l’internet, le rendre quasi incessible,
éradiquer sa visibilité. Le danger est bien plus présent car les cibles de ces censures seront
définies par l’autorité de cette loi… Mais il n’y a pas à douter que les entreprises qui
collaborent avec le gouvernement auront leur mot à dire sur le choix des dites « cibles ».
Rajoutons la présence dans le texte du projet, la possibilité pour le gouvernement et les
entreprises de s’échanger des données, sans que ce contenu ne soit rendu public. Les
entreprises donnent le pouvoir de censure au gouvernement, et le gouvernement donne le
pouvoir de rendre public toutes les infos « privées », qu’ont ces entreprises (Les réseaux
sociaux ou les fournisseurs d’accès internet).

 Tout n’est pas joué. Au final si les entreprises concernées sont nombreuses à être d’accord
avec le projet, et si le parlement a majoritairement accepté le texte, la situation est en
« standby » pour le moment. Puisqu’au début du mois de mai, le président des Etats Unis,
Barack Obama, a menacée de faire un Veto sur la loi. Et bon nombre d’internautes et de
personnalités rejettent également ce projet, en l’attaquant notamment sur le fait qu’il
violerait le Quatrième amendement de la constitution Américaine, celle qui donne le droit
aux citoyens de ne pas être victimes de recherches inconsidérés et injustifiées sur leur
personnes, et qui assurent le respect de leur privées.

Malgré la pression qu’opposent les différents parti pirate, les groupuscules comme
Anonymous, envers cette loi, son futur ne sauraient être sellé que par deux éléments : le
degré de l’interdiction et de la bataille que mènera le président Américain, ainsi que l’avis,
aujourd’hui encore inconnu, d’autres entreprises américaines concerné, comme Twitter et
Google. Il ne faut pas espérer une abrogation de la loi, mais aux mieux, un changement
radical dans le texte.

Reza, l'exposition en ligne.

Reza, l‘Iran et la Revolution.
Un petit article critique de l'exposition du photographe Reza, disponible ici http://expositions.bnf.fr/reza/expo1/index.htm


Depuis deja quelques temps, Reza signe une „exposition en ligne“ sur le site de la BNF, retour sur ce nouveau fonctionnement.


Une exposition en ligne
 On touche au surnaturel me direz-vous. « Une exposition en ligne ? Une série de photos, sur une page internet ? Vraiment ?». C‘est vrai que ça fait tiquer. Essayer de faire sortir une émotion d‘une série de photos numérisées sur une page web, beaucoup de personnes trouveraient cela trés étrange. Mais qu‘à cela ne tienne, on essaye, on se prend au jeu et on voit ce que ça donne. Parce que c‘est gratuit et surtout parce que... On peut le voir autant de fois qu‘on veut !

Alors oui, la dimension des photos, le cadre restreint de l‘écran, la qualité d‘image.... Tout cela n‘est pas sans incidence. Ça n‘a très certainement rien à voir avec une vraie exposition, avec la grandeur des oeuvres qui parfois font ressentir quelque chose de fort, de vraiment prenant. Non, du point de vue de la magnificence, on repassera. Et il faudra très certainement oublier l‘idée d‘expositions en ligne si on veut montrer des grands paysages, ou des clichés grands angles ou l‘action est très présente.

Cependant aussi rudimentaire, voire « vulgaire », peut être une page web simple, elle offre quelques possibilités qui sont souvent utilisé sur le site de la BNF. Dans la mise en page, des originalités, ni spectaculaire, ni révolutionnaire sont présentes. La disposition des photos horizontalement est un effort pour donner un sens de continuité, mais le vrai bel effort se trouve dans des parties « zoomé ».

En effet sur une partie des clichés, il y a la photo en intégralité, et des images tirés de celle-ci, qui montre plus en détails un certain élément. Si ça ne rend pas toutes les émotions d‘une vraie grande image, cet effet donne un style, différent, et pas désagréable dans l‘ensemble.

C‘est l‘histoire d‘un pays...

Ces petits éléments, que l‘on pourrait classer d‘ « artifice » sont en réalité un fabuleux moyen de venir appuyer les propos de l‘exposition. Car bien évidemment, du texte est présent. Un texte qui raconte comment se passe un changement de pouvoir, une prise de pouvoir ...

Les milices qui s‘organisent, les étudiant arrêté la résistance qui se met en place
Reza montre d‘abord les prémices de la guerre, par la violence déjà présente dans les rues. Reza montre aussi comment le peuple se fait manipuler, et comment le gouvernement utilise l‘image, et donc la propagande pour gagner en puissance.

Une des plus belles parties, au niveau de la réalisation, reste le découpage d‘un de ses clichés montrant dans une confusion totale, des étudiants se faisant arrêter. Un gros plan sur une action forte, avec à coté du cliché dans sa totalité, ces fameux petit „zoom“ qui viennent appuyer en montrant les visages, les poings, les choses que l‘on ne voit pas bien au premier coup d‘oeil.

Si l‘émotion est plus difficilement passable par le biais d‘une page internet, elle est quand même présente, et cette exposition en ligne, est un trés beau travail pour quelque chose de gratuit et de tout le temps accessible. Déjà nombreuses sur le site de la BNF, elles sont un formidable moyen de découvrir et redécouvrir autrement, des exposition et oeuvres plus anciennes.





mercredi 21 novembre 2012

Batman La nouvelle Aube [Critique]


 
[Batman la nouvelle l’aube de David finch et Jay fabok. Edité chez Urban comics]
 

Bon. La, Urban comics m’a plutôt fait plaisir. Beaucoup d’entre vous, twittos, podcasteur, et autres bipèdes chelou, avaient manifestés un certain amour de l’acquisition de « La cours des hiboux » de Scott Snyder. « L’autre » Comics Batman de Urban ces temps-ci. Moi j’ai opté pour l’autre « la nouvelle aube ». Un Episode relativement à part, qui chamboulent mes habitudes de néophytes dans la culture super héros. (parce que oui, j’ai déjà des habitudes alors que je débarque, c’est logique non ?)
 
 
La nouvelle aube est à priori ancrer dans l’histoire de Batman : après son voyage dans le temps, quand il reprend la place qu’il avait laissée a Dick Grayson. Cependant dans ce premier Opus, pas de trace de Batman-Corp ou d’autres évènements en lien (a priori, si j’ai bien compris). Non. Juste le bon vieux Batman, tout noir (enfin son costume), comme dans les films. On apprécie déjà le non-dépaysement, quand pour nous Batman c’est surtout les films et les dessins animés.


L’histoire est à la base relativement simple et efficace. Une ancienne connaissance de Batman, une jeune femme nommée Dawn Golden, est portée disparue. Une affaire qui va émoustiller le bon gros Batman car dans ses souvenirs de gamin, il en pince pour la belle rousse. A priori un prétexte étrange pour faire apparaitre rapidement Killer croc et le Pingouin (et je spoil relativement pas). Mais on verra que la jeune Dawn a un passif un peu plus chargée et que tout ça a plus de fond avec des méchants… Bien plus méchants.


Au niveau de la narration, l’innovation qui change totalement notre vision du héros, c’est que l’histoire est perçue en partie par Batman lui-même. Lors de scènes de combats, ou de moments plus simples, on lit réellement ce qu’il est en train de penser. Originale pour la narration, très très bon pour les scènes de violences. Le stoïque et impassible Batman dévoile en fait ses peurs, ses craintes, ses souffrances physiques et émotionnelles, surtout en plein combat. D’habitude on sait pas trop si Batman prend vraiment cher. Là on voit tout ce qu’il pense et ressent PENDANT l’action, et c’est assez spécial. On pourrait perdre une certaine idée du personnage : on le comprend mieux, mais cela dénature sa caractéristique de stoïcisme suprême qu’on ressent dans les dessins animés ou film.


Et si l’histoire tient debout, et que ce mode de narration a ses atouts ses défauts, l’histoire et la construction des personnages et cependant à relever. Certes, chaque auteurs construit différemment ses personnages, se les réapproprie, etc. Mais cette version de Batman peut ne pas plaire. Pas parce qu’il a l’air plus faible, ou plus humain.
Mais pire, la façon dont nous est expliquée l’attirance qu’a Batman pour sa protégée est vraiment bancale. Un souvenir d’une meuf qu’il a vu 3 semaines en vacances quand il avait 6 ans, et BIM, il devient totalement amoureux. Alors certes Batman a le droit à vivre des jolies histoires, mais là il doit vraiment être en manque. Il n’est pas du tout impassible face à la donzelle, et pas besoin de lire dans ses pensées pour le voir. Et je n’exagère pas ! Sans spoiler, il met anormalement chère au pingouin juste à cause d’elle !


Avec tout ça, on prendrait presque Batman en ridicule !  Cependant la suite annoncée et les personnages qui vont arriver ou qui ont peu été touchées dans ce premier épisode, n’annonce que du mieux pour plus tard. On espère des personnages construit plus intelligemment et logiquement, et on espère surtout une narration moins pressée et mieux expliquer. J’suis pas contre un Batman diffèrent, mais donnez des bonnes raisons bordel !

Je recommande ce Batman, vraiment beaucoup, et ceux même si n’en avez jamais lu aucun !